|
Delphine BENHAMOU
109 Rue Boucicaut |

Le pavillon et le conduit auditif externe constituent l'oreille externe. Celle-ci capte les sons, les amplifie et transmet les vibrations sonores jusqu'au tympan où débute l'oreille moyenne. Cette membrane très fine entre alors en vibration. Les ondes sonores sont transmises à travers la chaîne des osselets (marteau, enclume et étrier) jusqu'à la fenêtre ovale où commence l'oreille interne. L'oreille interne est constituée de la cochlée, organe sensoriel de l'audition ainsi que du vestibule, organe de l'équilibre. La cochlée, qui a la forme d'un coquillage, est tapissée de cellules ciliées qui convertissent l'énergie des ondes sonores en influx électriques. Les messages nerveux sont alors transmis au cerveau grâce au nerf auditif. Une sensation sonore est née !

Quelques signes fréquents d’une baisse d’audition peuvent vous interpeller :
Le plus souvent, la baisse d’audition s’installe progressivement et d’abord sur les fréquences aigues. Elle entraîne des confusions phonétiques qui peuvent vous faire comprendre un mot à la place d’un autre. Au début, on "devine" les indices manquants grâce au contexte de la conversation. Puis, la baisse d’audition s’aggravant, il devient de plus en plus fréquent de mal comprendre et de répondre "à côté". Cette peur de mal comprendre entraîne souvent un repli sur soi et un isolement social.
Dés que la gêne devient quotidienne, il faut l’envisager et consulter, même si on a encore l’impression de bien entendre dans des circonstances favorables (dans le calme, avec des voix bien timbrées…). En effet, le cerveau perd l’habitude de percevoir certaines fréquences que l’oreille ne lui transmet plus. Plus la période de privation sensorielle est longue, plus les capacités de compréhension du cerveau se dégradent, de façon parfois irréversible.
L’adaptation d’un appareillage pour une perte d’audition « modérée » est plus rapide, l’adaptation aux nouvelles références acoustiques est d’autant plus aisée que l’appareillage est précoce.